La Révolte des membres

D'elles-mêmes mes mains s'éloignent de mon corps et viennent vers tes mains, vers tes bras, ton visage la nuit chaque nuit sans l'ordre de mon cerveau. De moi-même je prends ton visage entre mes mains mes doigts sur toutes les lignes autour de tes yeux errent vont viennent, et en caressant ils balancent le pendule des secondes des secondes nouvelles au rythme de ta rivière sur une terre nouvelle sans séparation éternelle. Sans un ordre de mon cerveau d'elles-mêmes mes lèvres lisent la mélodie des lignes de tes paupières : sur toutes les papilles de ma langue lettre après lettre poussent des mots bleus et ils lavent la mémoire des mots pesants de mes certitudes nette, toute nette. Mon verre mon verre vide boit, boit seulement, seulement la belle mélodie de ton eau. Sans un ordre de mon cerveau mes larmes des profondeurs cachées de mes yeux se répandent et voient tes deux paupières tremblantes : deux ailes blanches de papillon sur mes cils noirs… De lui-même la vague de mon regard de moi s'éloigne, comme ma main comme mon corps comme mon cœur, et moi volant par-dessus les frontières, je franchis toutes les distances ; je tombe dans tes bras chaque nuit en pleurant… Mais ce cerveau n'avait donné aucun ordre sinon l'ordre « rompre mes liens avec toi »…

Traduction automatique du persan

Texte original (persan)

شورش اعضاء

Clin d’œil

خود به خود دست هایم از بدنم فاصله می گیرند و به سمت دست هایت می آیند ، سمت بازوهایت ، چهره ات شب هر شب بی فرمان مغز من . خود به خود صورتت را میان دست هایم می گیرم انگشتانم روی همۀ خط های دور چشمت می گردند می روند می آیند ، و نوازش کنان آونگ ثانیه هایی را می جنبانند ثانیه های تازه با آهنگ رودِ تو در زمینی تازه بی جدایی جاویدان . بی فرمانی از طرفِ مغز من خود به خود لب هایم آهنگ خطوطِ پلک های تو را می خوانند : روی همۀ پُرزهای زبانم حرف به حرف کلماتِ آبی می رویند و حافظۀ کلماتِ ثقیل یقین هایم را می شویند پاکِ پاک . لیوان من لیوان خالی من می نوشد می نوشد تنها تنها آهنگِ زیبای آبِ تو را . بی فرمانی از طرفِ مغز من اشک هایم از ژرفای پنهان چشمان من بیرون می ریزند و دو پلکِ لرزان تو را می بینند : دو بال سفیدِ پروانه روی مژه های سیاهم ... خود به خود موج نگاهم از من فاصله می گیرد , مثل دستم مثل تنم مثل قلبم ، و من پرواز کنان از مرزها ، از همۀ فاصله ها می گذرم ؛ می افتم در میان بازوهایت هر شب گریه کنان ... اما آن مغز هیچ فرمانی صادر نکرده بود جز فرمان «قطع رابطۀ من با تو» ...
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