Un être

Tu t’es adossé au mur de la cour d’été tu as fixé un point inconnu, dans un coin de l’espace, — parmi les feuilles minces dansant dans la brise fraîche — sans me voir à côté de toi tandis que je fixais ton regard lointain et silencieux. Que vois-tu là-bas ? Est-ce le temps : qui passe voile après voile devant tes yeux ? Le temps sans moi — avant moi — qui plus que moi te noyait dans les caresses de ses mains orgueilleuses, t’embrassait ? Les scènes sans moi les scènes qui avant moi te réjouissaient des clameurs d’admiration, plus que moi ? Silence. Silence. Fixes-tu le passage du temps ? Le point froid de la fin ? Fixes-tu la faux de la mort tombant sur le sein de la statue du cyprès ? Fixes-tu la bouche des lamentations, sur la tombe froide ? Le temps au cœur de pierre t’a-t-il pétrifié ? Fixes-tu la terre brûlée, dans les déserts de Kahrizak ? Derrière le voile des larmes que tu as tenues cachées, à mes yeux ? Est-il proche, l’ensevelissement dans le cercle de la fin noire ? Pourtant tu disais que la fin est toujours proche et toujours lointaine. Pourtant tu disais qu’il est vain de fixer le point de la fin, avant la fin. Tu disais que le silence est vain, avant le silence. Je colle mon oreille à ta poitrine j’entends la musique de ton cœur : cette mer est sans silence je suis une bulle collée à toi dans le lit de tes vagues. Je t’embrasse je t’embrasse je t’embrasse j’accepte la blancheur de tes cheveux j’accepte tes larmes cachées ta tristesse, j’accepte tous tes temps : avant moi et sans moi, après moi et avec moi, jusqu’à la fin ...

Traduction automatique du persan

Texte original (persan)

موجودی

Champ de blé

تکیه دادی به دیوار حیاط تابستان خیره شدی به نقطه ی نامعلومی ، کنج فضا ، ـ لا به لای برگ های نازک رقصنده در نسیم خنک ـ بی دیدن من در کنارت که خیره شدم به نگاه دور دست خاموش تو . آن جا چه داری می بینی؟ آیا زمان است : پرده پرده گذران از پیش چشمانت ؟ زمان بی من ـ پیش از من ـ که تو را بیش از من در نوازش های دست های مغرورش غرق می کرده ، می بوسیده ؟ صحنه های بی من صحنه هایی که تو را پیش از من با هلهله ی تحسین ها شادمان می کرده ، بیش از من ؟ خاموشی . خاموشی . آیا خیره شدی به گذشت زمان ؟ به نقطه ی سرد پایان ؟ آیا خیره شدی به فرود آمدن داس مرگ بر سینه ی تندیس سرو ؟ خیره شدی به دهان ضجه ، روی گور سرد ؟ ماتت برده از زمان سنگ دل ؟ آیا خیره شدی به زمین سوخته ، در بیابان های کهریزک ؟ از پشت پرده ی اشک که پنهان نگهش داشته ای ، از چشم من ؟ آیا نزدیک است دفن شدن در دایره ی پایان سیاه ؟ اما می گفتی پایان همیشه نزدیک است و همیشه دور است . اما می گفتی بیهوده ست خیره ماندن به نقطه ی پایان ، پیش از پایان . می گفتی بیهوده ست خاموشی ، پیش از خاموشی . گوشم را می چسبانم به سینه ی تو آوای قلبت را می شنوم : این دریا بی خاموشی ست من حبابم چسبیده به تو در بستر امواج تو . تو را می بوسم می بوسم می بوسم می پذیرم سپیدی های مویت را می پذیرم اشک های پنهانت را اندوه ات را ، می پذیرم تمام زمان هایت را : پیش از من و بی من ، بعد از من و با من ، تا پایان ...
Poème au hasard