L'Ennemi

Le meilleur état entre nous était le silence. C'était une frontière qu'aucun de nous ne devait franchir. À part cela, le seul état supportable, c'était quand nous parlions de pommes de terre et d'oignons, et de savoir si deux kilos suffiraient. C'était notre unique point d'entente. Et nous étions une famille. Quinze ans de vie commune. Je ne pouvais pas ne pas le haïr. Il tenait tout entre ses griffes. L'argent, la maison, la voiture, les courses, même la décoration – si l'on peut dire – de la maison et de la cuisine. Et en plus il disait : « Va donc remercier Dieu que je n'use pas de mon plein gré des droits que la loi m'a donnés. » Il avait raison. Malgré tout cela, je ne pouvais pas ne pas le haïr. Les seuls moments où je me sentais en paix, c'était quand il n'était pas à la maison. Je cuisinais mieux, je balayais mieux la maison, je lavais les toilettes plus proprement, je riais. Une joie profonde et paisible dans le temps de l'absence, ou dans le temps d'être « moi-même ». Même si je disais : « Cette situation, c'est moi qui l'ai choisie. » Je l'avais choisie parce que j'adorais les enfants. L'idée de ne plus les voir, l'idée de ne plus ranger leurs chambres, l'idée de ne plus entendre leurs rires et leurs disputes d'enfants me rendait folle. Rien que de l'imaginer, mon cœur éclatait. C'est ainsi que j'avais nommé cette situation « la contrainte volontaire ». Malgré tout cela, je ne pouvais pas ne pas le haïr. Finalement, après trente ans de vie ensemble, il partit en mission. – Après trente ans, une nuit ! J'étais heureuse : profondément et paisiblement. C'était le soir du premier jour de son absence. La maison brillait de propreté. Avec une avarice absolue, il avait laissé trois sous, mais je pouvais m'arranger pour les dépenses, de sorte que les enfants ne manquent de rien. J'avais pensé à tout. Le soir du premier jour approcha de la nuit, la nuit tomba. Les enfants s'endormirent. Je m'allongeai sur le lit. J'allumai la lampe au-dessus de ma tête. Je pris en main le livre d'histoire de la peinture et me noyai dans ses couleurs éclatantes. Combien de temps ? Je ne sais pas. Je sursautai. Mes rêves étaient effrayants. Dehors, il faisait noir. Chaque nuit je faisais de mauvais rêves. Je me réveillais. Et je me rendormais vite. Mais cette nuit-là, je me mis à trembler. Ma peur ne finissait pas. La lampe était toujours allumée. Mais cela ne servait à rien. Je m'assis et m'enroulai dans la couverture. Que se passe-t-il ce soir ? Il n'est rien arrivé. C'est comme toutes les nuits. Mais ce n'était pas comme toutes les nuits. Quelque chose qui était là toutes les nuits n'y était plus. Le bruit de la respiration d'une autre personne.

Traduction automatique du persan

Texte original (persan)

دشمن

Avant l’événement

بهترین حالت بین ما سکوت بود. این مرزی بود که هیچ کدام نباید ازش رد می شدیم. غیر از این، تنها حالت قابل تحمل وقتی بود که در باره ی سیب زمینی و پیاز حرف می زدیم و این که دو کیلو کفایت می کند. این تنها نقطه ی تفاهم ما بود. و ما خانواده بودیم. پانزده سال زندگی مشترک. نمی توانستم متنفر نباشم. همه چیز را توی چنگ خودش گرفته بود. پول، خانه، ماشین، خرید، حتی تزیین – که چه عرض کنم – خانه و آشپزخانه. تازه می گفت "برو خدا را شکر کن من داوطلبانه از حقوقی که قانون به من داده استفاده نمی کنم." راست می گفت. با همه ی اینها نمی توانستم متنفر نباشم. تنها لحظه هایی که احساس آرامش می کردم وقت هایی بود که او خانه نبود. غذا را بهتر می پختم، خانه را بهتر جارو می کردم، دستشویی ها را تمیزتر می شستم، می خندیدم. یک شادی عمیق و آرام در وقت نبودن، یا در وقت "خود" بودن. هر چند می گفتم "این وضع، انتخاب من بود." انتخاب کرده بودم چون عاشق بچه ها بودم. فکر ندیدن آن ها فکر جمع و جور نکردن اتاق آن ها، فکر نشنیدن صدای خنده ها و دعواهای بچه گانه ی آن ها، مرا دیوانه می کرد. حتی تصورش قلبم را می ترکاند. این بود که اسم این وضع را گذاشته بودم "جبر اختیاری"، با همه این ها نمی توانستم متنفر نباشم. بالاخره بعد از سی سال با هم بودن رفت ماموریت. - بعد از سی سال شب! خوشحال بودم: عمیق و آرام. عصر اولین روز نبودن اش بود. خانه از تمیزی برق می زد. با خسیسی تمام چندرغاز پول گذاشته بود اما می توانستم ترتیب خرج و مخارج را بدهم، جوری که به بچه ها سخت نگذرد. فکر همه چیز را کرده بودم. عصر اولین روز به شب نزدیک شد، شب شد. یچه ها خوابیدند. روی تخت دراز کشیدم. چراغ بالای سرم را روشن کردم. کتاب تاریخ نقاشی را دستم گرفتم و توی رنگ های درخشان غرق شدم. چقدر؟ نمی دانم. پریدم. خواب هایم وحشتناک بودند. بیرون تاریک یود. هر شب خواب های بد می دیدم. بیدار می شدم. و زود خوابم می برد. اما آن شب، شروع کردم یه لرزیدن. ترس ام تمام نمی شد. چراغ هنوز روشن بود. اما هیچ فایده ای نداشت. نشستم پتو را دور خودم پیچیدم. امشب چه شده؟ اتفاقی نیافتاده. مثل هر شب است. اما مثل هر شب نبود. یک چیزی که هر شب بود دیگر نبود. صدای نفس های یک آدم دیگر.
Poème au hasard