La Lanterne

Peut-être le vent n’a-t-il jamais parlé peut-être la terre fut-elle toujours silencieuse peut-être toutes les choses étaient-elles en elles-mêmes et seuls les hommes disaient dans la langue des choses : - Non ! Cela ne sera pas - malgré tout je voyais le grand refus rôder partout, quand je donnais tout mon cœur dans ta main. Quand je donnais tout mon cœur dans ta main je sentais seulement, je sentais, que tout ton cœur dans ma main tu le donnerais. Entre nos mains bat maintenant un seul cœur un seul cœur sans retour. Du haut le phare appelle l’égaré. L’égaré vient - peut-être avec le refus son propre grand refus ; mais il vient - et au phare il se joint. Peut-être toutes les choses sont-elles en elles-mêmes mais moi, hors de moi-même, je me suis jointe à toi. Des battements de la flamme l’obscurité perd sa couleur et son visage, les perd sans retour ...

Traduction automatique du persan

Texte original (persan)

فانوس

Corbeau vole

باد شاید هرگز حرف نزد خاک شاید همواره ساکت بود شاید همه ی اشیا در خود بودند وفقط آدم ها با زبان اشیا می گفتند : ـ نه ! این نخواهد شد ـ با این همه من می دیدم انکار بزرگ ، همه جا می گردد ، وقتی که تمام قلبم را می دادم به دستت . وقتی که تمام قلبم را می دادم به دستت تنها حس می کردم ، حس می کردم ، که تمام قلبت را به دستم خواهی داد . در میان دست های ما می تپد اکنون یک دل یک دل بی برگشت . از بلندی فانوس دریایی گمشده را می خواند . گمشده می آید ـ شاید با انکار انکار بزرگ خود ؛ اما می آید ـ و به فانوس دریایی می پیوندد . شاید همه ی اشیا در خود باشند اما من بیرون از خود به تو پیوستم . از تپش های شعله تاریکی ، رنگ ورویش را می بازد ، می بازد بی برگشت ...
Poème au hasard