La Saison commune
Peut-être la fleur qui te semblait rouge
l’ai-je vue jaune.
Peut-être le chemin qui à tes yeux semblait droit
mes yeux le voyaient plein de tours et détours.
Peut-être le son que tu entendais comme le bruissement d’une aile d’ange
tout pareil
était-il à mon oreille le crissement d’une lime
sur une vis de métal ;
peut-être toujours
de telles distances
entre ton regard et le mien
demeureront
mais
aucun de nous deux
n’a jamais dansé de joie
à la vue d’un moineau gelé au pied d’un arbre.
Peut-être toujours,
derrière les distances,
y a-t-il eu une saison
en laquelle
nous nous sommes aimés.
Traduction automatique du persan
Texte original (persan)
فصل مشترک
Coquillage et café
شاید گلی را که به چشم تو سرخ می آمد
زرد دیده باشم من.
شاید راهی را که در چشم تو راست می آمد
چشمان من پُر پیچ و خَم می دیدند.
شاید صدایی که تو آن را با صدای آوای بال فرشته
یکی می دیدی
در گوش من غژغژ سوهانی بود
روی یک پیچ فلزی؛
شاید همیشه
چنین فاصله هایی
میان نگاه من و تو
باقی بمانند
اما
هیچ کدام از ما
با دیدن گنجشک یخ زده ای پای درخت
پایکوبی نکرده ایم.
شاید همیشه،
پشت فاصله ها
فصلی بوده است
که در آن فصل
ما یکدیگر را دوست می داشته ایم.