Tous nos complices
Bonjour, mes mains !
vous qui le peigne
dans mes cheveux défaits
plongez,
et séparez le désordre de la nuit
de ma tête.
Bonjour, mes doigts !
vous qui mettez du rouge
sur mon visage pâle
et les traces des larmes de la nuit
les effacez.
Bonjour, mes pieds !
vous qui me relevez
et portez sur vos épaules
le poids de mes souliers
et mon poids
dans la rue
et me gardez
parmi les gens
comme une femme bien campée
à l'abri d'une grande fortune.
Bonjour, mes lèvres !
vous qui avez caché
– dans cette douce complicité –
mes soupirs
les grondements de ma tempête
les secrets de mes navires
et ma terreur de l'iceberg
et vous cachez
– dans les séparations de mon amour –
mes cris déchirants dans ma poitrine
et en cachette, en secret,
du gouffre
vous retirez le petit cœur
et le replacez dans ma poitrine :
un cœur où
est gravé un visage
qui m'appelle au fond de son cœur :
nulle part
seulement dans ce lit vide
et dans cette vague de la voix du désir
qui vient des profondeurs de l'espace,
s'enroule en moi
et me brûle
me brûle,
de ses souffles rapides et brûlants
la nuit
jusqu'au matin…
Bonjour, mon corps !
toi qui nous as cachés, lui et moi,
– des yeux des brigands –
pour toujours
comme un serpent lové
sur un grand trésor
dans les ruines…
Traduction automatique du persan
Texte original (persan)
همۀ همدستان ما
Clin d’œil
صبح بخیر ، دست های من !
که شانه را
در میان موهای پریشانم
فرو می برید ،
و ژولیدگی شب را
از سرم جدا می کنید .
صبح بخیر ، انگشتان من !
که صورتِ رنگ پریدۀ مرا
سرخاب می زنید
و جای پای اشک های شب را
محو می کنید .
صبح بخیر ، پاهای من !
که بلندم می کنید
و به دوش می کشید
سنگینی کفش هایم را
و سنگینی مرا
در خیابان
و حفظ می کنید مرا
در میان مردمان
همچون زنی پابرجا
در پناه دارایی بسیار .
صبح بخیر ، لب های من !
که پنهان کردید
- در این همدستی شیرین –
آه های مرا
غرش های طوفانم را
رازهای کشتی هایم را
و هراس ام را از کوه یخ
و پنهان می سازید
- در جدایی های عشق من –
ضجه های دلخراش مرا در سینه
و پنهان ، پنهانی ،
از غرقاب
قلب کوچک را بیرون می آرید
باز ، در سینه من می گنجانید :
قلبی را که در آن
صورتی حک شده است
که مرا به درون قلبش می خواند :
هیچ کجا
تنها در این تخت خواب خالی
و در این موج صدای خواهش
که از اعماق فضا می آید ،
در من می پیچد
و مرا می سوزاند
می سوزاند ،
با نفس های تند داغش
شب
تا صبح ...
صبح بخیر، تن من !
که مرا و او را
-از چشم راهزنان
تا ابد پنهان کردی
همچون مار چنبر زده ای
روی گنج بزرگ
در ویرانه ...