Message

C'est vrai ! La tempête a grondé a tournoyé et m'a emportée comme une feuille de papier, comme rien perdue dans le torrent. Moi, loin de toi loin de toi, je suis sans langue sans gorge sans que bougent mes lèvres sanglantes ; seulement dans mon cœur de tout mon cœur j'ai crié ton nom. Et j'ai confié les longues syllabes de ton nom aux vents et aux eaux ; – comme un message dans une bouteille scellée confiée aux vagues, loin des yeux des pirates – les vagues ont tourné tourné avec ton nom et t'ont emporté avec elles loin de moi loin de ma maison battue par la tempête… Maintenant dans la maison après la tempête – dans le répit entre deux tempêtes ! – brille le doux matin de Shahrivar. Dans le coin de la cour les feuilles du plaqueminier dansent en chuchotant. Les rossignols chantent parmi les pins mon cœur encore comme ce jour-là t'appelle par ton nom ; à ton nom je me mets à battre : exaltée ici dans le matin de mon jardin les couleurs magiques de l'automne avec toi je les vois. Et là-bas dans ta nuit derrière ta maison le chant des grillons de ton jardin avec le bruit des vagues de ta rivière près de la forêt, je l'entends avec toi. Avec toi j'entends avec toi je vois : la lune de ta nuit est derrière un nuage – ton ciel est nuageux – derrière ta maison près de la forêt au bord de la rivière une biche a plongé la tête sur le sein de la rivière, de ses lèvres elle cueille les boutons de jasmin bleu… Elle cueille et soudain du lit de la vague elle lève la tête et te regarde fixement. D'un regard enchanteur un message elle confie à l'océan de tes yeux : – comme un signe dans une bouteille scellée confiée aux vagues, loin des yeux des pirates – un message des profondeurs du temps des profondeurs du cœur galaxie d'un espoir immortel : – mon amour… Mon amour ! C'est vrai qu'elle n'est jamais devenue vraie – avec tempête ou sans tempête – la distance entre toi et moi, derrière ce rideau de larmes dans mes yeux… Le coq chante…

Traduction automatique du persan

Texte original (persan)

پیغام

Clin d’œil

حقیقت دارد ! طوفان غرید چرخی زد و مرا با خود بُرد مثل برگ کاغذ ، مثل هیچ گمگشته در سیلاب . من دور از تو دور از تو بی زبان ام بی حنجره ام بی تکان خوردن لب های خونین ام ؛ تنها در قلب ام با تمام قلبم نامت را فریاد زدم . و سپردم هجاهای بلند نامت را به دست بادها و به دست آب ها ؛ - مثل پیغامی در بطری بسته به دست امواج ، دور از چشمان دزدان دریایی – موج ها چرخیدند چرخیدند با نام تو و تو را با خود بردند دور از من دور از خانۀ طوفانی من ... حالا در خانه بعد از طوفان - در فرصت بین دو طوفان ! – صبح شیرین شهریور می تابد . کُنج حیاط برگ های خرمالو نجواکنان می رقصند . بلبل ها در میان کاج ها می خوانند قلبم هنوز مثل آن روز تو را با نام تو می خواند ؛ با نام تو به تپش می افتم : شورانگیز در این جا در صبح باغچه ام رنگ های جادویی پاییزی را با تو می بینم . و آن جا در شبِ تو پُشت خانۀ تو صدای جیرجیرک های باغت را با صدای موج های رودت کنار جنگل ، با تو دارم می شنوم . با تو می شنوم با تو می بینم : ماهِ شبِ تو پُشتِ ابر است - آسمانت ابری ست – پُشتِ خانۀ تو کنار جنگل لبِ رود آهویی سر فرو بُرده بر سینۀ رود ، با لب هایش غنچه های یاس آبی را می چیند ... می چیند و به ناگاه از بستر موج سر بر می دارد و خیره به تو می نگرد . با نگاهِ سحرآمیز پیغامی می سپارد به اقیانوس چشمانت : - همچون نشانی در شیشۀ در بسته به دستِ امواج ، دور از چشمان دزدان دریایی – پیغامی از اعماق زمان از اعماق قلب کهکشان امیدی نامیرا : - عشق من ... عشق من ! حقیقت دارد که حقیقت نیافت - با طوفان یا بی طوفان – دوری میان من و تو ، پُشتِ این پردۀ اشک در چشمانم ... خروس دارد می خواند ...
Poème au hasard