Le Projecteur

Tu as ouvert la trame et la chaîne de mon voile, tu as percé dans mon couloir ; et tu as ri, d’un rire du fond du cœur, fort, très fort, débordant de joie ; tes rires ont percé par mon tympan jusqu’à la chambre de mon crâne. Et la blancheur de la rangée de tes dents a percé par le voile de ma paupière jusqu’à la chambre de mes yeux. C’était la profondeur de ta présence dans mon couloir et en moi. Et alors un autre temps a commencé, avec ton jour et ma nuit ; un temps transformé sur notre planète, sans besoin de lances ni d’assaut de poignards, sans besoin du poing qui frappe sur mon front fiévreux... Ne t’éloigne pas de moi, ne laisse pas mourir le temps, ne laisse pas mourir la terre. Ne t’éloigne pas de moi, ouvre ma lucarne et ris dans mon couloir, qui n’a pas d’autre secret que celui-ci : il est l’unique maison de ton soleil...

Traduction automatique du persan

Texte original (persan)

نورافکن

Clin d’œil

باز کردی تار و پود پرده ام را رخنه کردی در دالانم ؛ و خندیدی خنده ای از ته دل بلند بلند لبریز از شادی ؛ خنده هایت رخنه کردند از پردۀ گوشم به اتاق جمجمه ام . و سفیدی های ردیف دندان هایت رخنه کردند از پردۀ پلکم به اتاق چشمانم . ژرفای حضور تو بود در دالانم و در من . و آنگاه زمان دیگر آغاز شد با روز تو و شبِ من ؛ زمان دیگرگون روی سیارۀ ما بی نیاز از نیزه و هجوم دشنه ، بی نیاز از مُشتِ کوبنده روی پیشانی تب دار من ... از من دور نشو نگذار بمیرد زمان نگذار بمیرد زمین . از من دور نشو باز کن روزنه ام را و بخند در دالانم که رازی ندارد جز این که تنها خانۀ خورشید توست ...
Poème au hasard