Pardonne, s’il te plaît

Tu es loin, si loin de ce bureau, ce cahier, cette plume dans ma main, qui rapidement, mot après mot, avance sur les lignes bleues de la scène comme un nouveau-né dans une corbeille tressée de roseaux sur le lit d’un fleuve sinueux, boueux, grondant. Y avait-il un autre chemin que celui-ci ? Ou y a-t-il un chemin ? Je l’aurais parcouru si tu me l’avais dit et si je l’avais su... Maintenant la noirceur d’une corde s’enroule autour de la corbeille, est-ce un serpent ou la queue d’un crocodile ? Un tas de débris inutiles se colle à la paroi de la corbeille, un barrage passager ? Ou peut-être un piège bien établi ? Mot après mot j’enveloppe mon nouveau-né dans des langes de larmes. Deviendra-t-il invulnérable ? Avec ces vêtements les plus purs tissés au cœur de l’amour ? Et pardonneras-tu les taches des tempêtes sur mon tissage ? Je verse des larmes et je pousse la corbeille avec les rames de mes doigts sur le cours de ce fleuve, ce seul chemin à mes yeux jusque devant tes pas...

Traduction automatique du persan

Texte original (persan)

لطفا ببخش

Clin d’œil

دوری بسیار دور از این میز این دفتر این قلم در دست من که به سرعت کلمه به کلمه میراند بر خطوط آبی در صحنه همچون نوزادی درسبد بافته ای از نی ها در بستر رود پر پیچ و خم گلناک خروشان آیا جز این راهی بود؟ یا راهی هست ؟ می پیمودم تو اگر می گفتی و اگر می دانستم ... اکنون سیاهی های ریسمانی به سبد می پیچد ماری ست یا دم تمسا حی ست؟ تلی از خاشاک بیهوده به جدار سبد می چسبد سد گذران؟ یا شاید دام پا برجایی ست؟ کلمه به کلمه نوزادم را می پیچم در میان قنداق اشک. آیا رویین تن خواهد شد؟ با این پاک ترین پوشش ها بافته در قلب عشق؟ و تو آیا می بخشی لکه های طوفان ها را بر بافته ام؟ اشک می ریزم و سبد را می رانم با پاروی انگشتانم در مسیر این رود این تنها راه در چشم من تا پیش قدم های تو ...
Poème au hasard