Segâh (3)

Nous ne sommes pas restés silencieux. Nous ne sommes pas restés silencieux mon amour ; comme un troupeau innocent dans le silence du « destin ». Le destin de solitude de lapidation et de séparation : – des bombes sonores ! – il ne s'est pas rendu, notre être, à s'effondrer – en lambeaux – à s'éparpiller à se disperser à devenir rien sous le bombardement. Nos corps n'ont pas consenti à se séparer l'un de l'autre. Mes yeux là-bas dans ton visage, mes mains ici dans la main de la terre, et mon regard aveuglé perdu sous les décombres de pierre et de lapidation… et alors que reste-t-il de « moi » ? Le passé ne reviendra jamais pas même déguisé. Nous avons franchi la frontière de la séparation et la « séparation » ne reviendra jamais entre nous. Les bombes des mots et des décrets, les bombes des incantations ont plu ont plu sur notre terre. Et moi à chaque bombardement, tes mains et toi mon amour plus fort plus serré je vous pressais sur ma poitrine et sur mes lèvres : comme une femme son nouveau-né parmi les décombres de la guerre…

Traduction automatique du persan

Texte original (persan)

سه گاه (3)

Clin d’œil

ما خاموش نماندیم . خاموش نماندیم عشق من ؛ مثل گلۀ معصومی در سکوتِ «تقدیر» . تقدیر تنهایی سنگسار و جدایی : - بمب های صوتی ! – تسلیم نشد هستی ما به نشستن - پاره پاره - پخش شدن پراکنده شدن و هیچ شدن در بمباران . تن ندادند بدن های ما به جدایی از هم . چشم هایم آن سو در صورت تو ، دست هایم این سو در دست خاک ، و نگاهم کور شده گمگشته زیر آوار سنگ و سنگسار ... و آن گاه از «من» چه باقی می ماند ؟ گذشته هرگز بر نخواهد گشت با لباس مُبَدل ، حتی . ما گذشتیم از مرز جدایی و «جدایی» هرگز بر نخواهد گشت در بین ما . بمب های کلمات و احکام ، بمب های ورد ها باریدند باریدند بر خاکِ ما . و من با هر بمباران ، دست های تو را و تو را عشق من سخت تر محکم تر بر سینه فشردم و بر لب هایم : انگار زنی نوزادش را در میان آوار جنگ ...
Poème au hasard