Fenêtre

Le rideau – déchiré – pend au cou d’un clou les marches – derrière la porte – sont les barrages de mon passage. Ton doigt pressera-t-il encore la sonnette ? une rose rouge à la main ? Je suis assiégée assiégée par un temps gelé. dans une crypte. Les marches derrière la porte : ce sont les barrages de mon passage. Mes jambes sont engourdies mes mains sont engourdies. Je suis devenue un squelette sombre, une peau par-dessus. Le rideau délavé pendu au cou d’un clou. Je suis assiégée assiégée par un temps gelé dans une crypte. Est-ce ta voix que j’entends de nouveau ? Ta voix : chaude de bavardages sur tout : l’assiette, la couleur des pantoufles, Dieu, la cannelle, le thé, la paix dans le monde, moi ?... La vague limpide de ta voix lave-t-elle de mon oreille la poussière du silence amer ? Derrière ma fenêtre, sur le fauteuil roulant usé mes yeux fixent à travers la vitre dépolie la ruelle de la nuit et une main que je vois se lever vers la sonnette avec une rose rouge dans le coin de ma crypte : sans se faner...

Traduction automatique du persan

Texte original (persan)

پنجره

Maani

پرده – پاره - آویزان است از گردن میخ پله ها – پشت در - سد های عبور من اند. آیا سرانگشت ات باز می فشارد زنگ در را؟ با یک گل سرخ در دستت؟ در حصرم در حصر زمانی یخ بسته. در دخمه. پله ها پشت در: سد های عبور من اند. پاهایم بی حس اند دست هایم بی حس اند. اسکلت تیره رنگی شده ام، پوستی روی آن. پرده بی رنگ و رو آویخته از گردن میخ. در حصرم در حصر زمانی یخ بسته در دخمه. می شنوم باز آیا صدای تو را؟ صدای تو را: گرم از پرگویی از همه چیز: از بشقاب ، از رنگ دمپایی ، از خدا ، از دارچین ، از چایی ، از صلح جهانی ، از من ؟ ... موج زلال صدایت آیا از گوشم می شورد گرد و خاک سکوت تلخ را؟ پشت پنجره ام ، روی صندلی چرخدار فرسوده خیره مانده چشم ام از پشت شیشه ی مات به کوچه ی شب و به دستی که دارم می بینم بالا آمده است سمت زنگ در با یک گل سرخ کنج دخمه ی من: بی پژمردن ...
Poème au hasard