Bouclés

Les pins bouclés se sont penchés au bord de la route. Ils regardent avec étonnement le courant rapide de l’eau, une rivière rouge, le lever du jour elle le fait danser, l’emporte : jusqu’au fond des plaines lointaines. Les pins bouclés se sont penchés ils ont fixé avec étonnement : le rocher accidenté couvert de plantes violettes et brillantes, au pied de la rivière rougeoyante. La poudre de neige, parmi les boucles des pins, comme un ruban d’argent, a paré les chevelures vertes. Aujourd’hui sont apparues toutes ces images. Les images viennent elles ne font que venir. Sans s’en aller ! Comme moi ! qui ne fais toujours que venir par tous les chemins possibles à la fois, de partout, vers ton étreinte. Les pins verts, tout verts, fixant les profondeurs de la terre, resteront étonnés…

Traduction automatique du persan

Texte original (persan)

مجعد

Maani

کاج های مجعد کنار جاده، خم شده اند. می نگرند با حیرت، جریان تند آب را، رودی سرخ، طلوع روز را می رقصاند، می برد : تا اعماق دشت های دور دست. کاج های مجعد خم شده اند با حیرت خیره شده ند: به صخره ی ناهمواری که پوشیده شده با گیاهان درخشان بنفش، پای رود سرخگون. گرد برف، در میان جعدهای کاج ها همچون نوار نقره آذین بسته، گیسوان سبز را. امروز پیدا شده ند این همه نقش. نقش ها می آیند فقط می آیند. بی رفتن! همچون من! که همیشه فقط می آیم از همه ی راه های ممکن همزمان، از همه جا، سوی آغوش تو. کاج ها سبز سبز، خیره به اعماق زمین، حیران خواهند ماند...
Poème au hasard