L’appel de la cerise

Te souviens-tu : des saisons lointaines où nous étions ensemble grandissant ensemble brillant l’un dans l’autre avec la grosse cerise qu’ensemble ensemble nous faisions. Nous faisions, nous créions et nous étions. Te souviens-tu : des instants des jours ardents qui étaient tous doux à notre bouche. Te souviens-tu : des instants des nuits sans lune qui étaient tous lumineux dans notre cœur. — la lumière de la lanterne rouge brillante suspendue par nos doigts de bois au cerisier à chaque branche parmi les feuilles sombres — Te souviens-tu : quand nous cueillions l’aube du jour en haut du grand mur ensemble nos visages rougissaient comme des framboises. Avec un seul cœur dans un seul être dis-moi, sommes-nous la peau ou la chair ? Sommes-nous séparables ? Maintenant dis-moi le décret de quelle hache peut nous éloigner l’un de l’autre ? Maintenant dis-moi le décret de quelle soustraction sur quel papier peut nous soustraire l’un à l’autre ? Toutes les algues de notre planète sont nos jumelles. Ils sont nos complices tous les roseaux et les cyprès. Les vallées verdoyantes et profondes avec tous les mondes de leurs plantes sans nom sont nos complices. Viens ! Ensemble ensemble nous fuyons nous fuyons par les fentes des lattes de la caisse. Nous sautons de l’arrière du camion — en un instant — au bord de la route nous roulons ensemble ensemble sous le parapluie de la framboise sauvage nous restons à l’abri dans le monde de la croissance dans le monde familier nous restons à l’abri du chemin secret du marché et du marché. Nous restons à l’abri de la place étrangère de la place infâme qui toi et moi nous éloigne l’un de l’autre qui toi et moi nous achète, nous vend nous assoit sur la terre noire dans le temple maudit de l’argent. Viens ! Nous fuyons les cordes de potence courtes et longues qu’ils ont jetées sur nos épaules. Alors, alors nous poussons dans l’être l’un de l’autre. Le champ de bataille n’est pas le monde entier. Viens mon amour, dans notre étreinte ardente et brûlante nous restons à jamais. Des centaines de rivières avec le monde des algues éternelles sont avec nous. Viens mon amour, ils ont gardé leur parapluie ouvert les buissons de framboisiers un peu plus loin…

Traduction automatique du persan

Texte original (persan)

فراخوان گیلاس

Lucarne

یادت می آید : فصل های دوری را که باهم بودیم با هم می بالیدیم می درخشیدیم در یکدیگر با دانه ی گیلاس درشتی که با هم با هم می ساختیم . می ساختیم ، خلق می کردیم و بودیم . یادت می آید : لحظه های روزهای پرشوری را که همه شیرین بودند در کام مان . یادت می آید : لحظه های شب های بدون ماه را که همه روشن بودند در قلب مان . - نور فانوس درخشان سرخ آویخته بود با سرانگشتان چوبی مان از درخت گیلاس از هر شاخه در میان برگ های تیره - یادت می آید : وقتی که طلوع روز را از سر دیوار بلند با هم می چیدیم گل می انداخت مانند تمشک صورتمان . با یک قلب در یک هستی ما ، بگو ، پوستیم یا گوشتیم ؟ تفکیک پذیریم آیا ؟ اکنون بگو حکم کدامین تبر می تواند ما را از هم دور کند ؟ اکنون بگو حکم کدامین تفریق روی کدامین کاغذ می تواند ما را از هم کسر کند ؟ همه ی جلبک های سیاره ی ما با ما همزادند . با ما همدست اند همه ی نیزارها و سروها . دره های سر سبز عمیق با تمام جهان ها گیاهان بی نام شان با ما همدست اند . بیا ! با هم با هم می گریزیم می گریزیم از شکاف چوب های جعبه . می پریم از پشت ماشین باربری - در یک آن - کنار جاده می غلتیم باهم باهم زیر چتر تمشک وحشی در امان می مانیم در جهان رویش در جهان آشنا در امان می مانیم از راه راز بازار و بازار . درامان می مانیم از میدان بیگانه از میدان رسوایی که مرا و تو را دور می سازد از یک دیگر که مرا و تو را می خرد ، می فروشد بر خاک سیاه می نشاند در معبد نفرینی پول . بیا ! می گریزیم از طناب دارهای کوتاه و بلندی که بر شانه ی ما انداخته اند . آن گاه آن گاه در هستی هم می روییم . میدان جنگ تمام دنیا نیست . بیا عشق من ، در همآغوشی شورانگیز داغ مان تا ابد می مانیم . صدها رودخانه با جهان جلبک های ابدی با ما همراهند . بیا عشق من ، باز نگه داشته اند چتر خود را بته های تمشک کمی آن سوتر ...
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