Père

11/1/1390, cimetière de Behesht-e Zahra

Ils ont appuyé contre la terre son épaule, de profil son visage, son sourire aux lèvres closes ; et tout son corps enveloppé dans le doux linceul blanc. Grain à grain la terre — d’un appel silencieux — s’est rassemblée, et s’est appuyée contre lui. Ma main n’est plus l’appui de sa main chaude. Mes larmes ne s’appuient plus sur son épaule. À présent il se mêle à la terre la terre se mêlera à lui. Terre ! Ô chère terre ! Garde-le précieusement ! Je pose tout mon visage sur la terre mes larmes coulent sur sa poitrine sur la poitrine de l’amour ! sur la poitrine vierge de la terre venue enfin sans rien nous demander, elle a comblé les distances de son étreinte…

Traduction automatique du persan

Texte original (persan)

پدر

Lucarne

11/1/1390 گورستان بهشت زهرا

تکیه دادند به خاک شانه اش را ، نیم رخ صورتش را ، لبخندش را با لبان بسته ؛ و تمام تن اش را پیچیده در کفن نرم سفید . ذره ذره خاک ها ـ با ندای خاموش ـ جمع شدند ، تکیه دادند به او . دستم دیگر تکیه گاه دست گرمش نیست . اشک هایم دیگر تکیه ندارند بر دوش او . اکنون دیگر او با خاک می آمیزد خاک با ا و خواهد آمیخت. خاک ! ای خاک عزیز ! گرامی دارش ! صورتم را تمام می گذارم بر خاک اشک هایم می ریزند بر سینه ی او بر سینه ی عشق! بر سینه ی بکر زمینی که سرانجام آمد بی هیچ سئوالی از ما ، فاصله ها را پر کرد با آغوشش ...
Poème au hasard