La Palmeraie
De la terre sèche où,
sans notre volonté,
on nous avait plantés,
nous avons arraché — avec les dents, avec les ongles —
nos racines ;
et nous avons pris sur l’épaule le bagage de l’existence,
pieds nus dans les sables.
Et nous nous sommes éloignés,
éloignés
de la terre des violences du sol desséché,
comme la terre où l’on plantait des mines
et où l’on récoltait des guerres.
Nous nous sommes éloignés
des hurlements des vents brûlants,
comme le hurlement des obus de mortier.
Et nous avons cherché une terre différente,
non pas comme une table ronde avec un « yellowcake »
et le cadeau d’une bombe au milieu du désert...
Nous nous sommes éloignés du mirage du désert
et à la mesure de cet éloignement
nous nous sommes rapprochés,
corps contre corps,
seuls l’un avec l’autre...
Au bord du ruisseau limpide de nos yeux,
parmi nos cœurs brûlants et vivants,
et nous avons planté dans l’être l’un de l’autre
les racines l’un de l’autre...
C’était là la terre,
la seule terre où
notre palmier a porté ses fruits :
des grappes brillantes de dattes fraîches
dans le désert...
Traduction automatique du persan
Texte original (persan)
نخلستان
L’Année de l’iris
از زمین خشکی که در آن ،
بی خواست ما ،
ما را نشانده بودند ،
بیرون آوردیم – با دندان با ناخن –
ریشه های خود را ؛
و گرفتیم به دوش ، توشۀ هستی را
پابرهنه در شن زار .
و دور شدیم
دور شدیم
از زمین خشونت های خاکِ خشک ،
مثل خاکی که در آن مین ها را می کاشتند
جنگ ها را درو می کردند .
دور شدیم
از عربده های بادهادی های سوزناک
مثل عربدۀ خمپاره .
و به دنبال زمینی گشتیم دیگرگون ،
نه به مانند یک میز گِرد ، با یک " کیک زرد "
و هدیۀ بمب ، در میان کویر ...
دور شدیم از فریبِ کویر
و به مقیاس همان دور شدن
نزدیک شدیم ،
تن به تن
تنها به هم ...
در کنار جویبار زلال چشمان مان
در میان قلب های داغ زندۀ مان
و نشاندیم در هستی هم
ریشه های هم را ...
این بود زمین
تنها زمینی که در آن
بار آورد نخل ما :
خوشه های درخشان رطب
در صحرا ...