Dans la ville

À distance l’un de l’autre nous marchons dans le couchant d’Ordibehesht, dans la rue de la ville : la ville où nous avons été condamnés à n’être pas caressés, à n’être pas embrassés, la ville où nous avons été condamnés à la séparation, à l’éloignement... Au coin de la rue un saule pleureur a verdi. Une vague de vent fait danser le saule pleureur, vient vers nous, tourne autour de toi et prend l’air de ton corps, s’enroule autour de moi ; passe par le col de mon manteau noir, glisse sur ma peau : et tu glisses sur mon corps avec tes longs souffles, avec ton air imprégné du parfum des feuilles du saule, avec toutes les lumières du soleil, avec tout ton corps, en vérité. Dans le couchant d’Ordibehesht, dans la rue de la ville, la ville qui voulait nous condamner à la séparation...

Traduction automatique du persan

Texte original (persan)

در شهر

L’Année de l’iris

با فاصله از هم در غروبِ اردیبهشت می گردیم ، در خیابان شهر : شهری که در آن محکوم شدیم به نوازش نشدن به نبوسیده شدن ، شهری که در آن محکوم شدیم به جدایی از هم به دور شدن ... کنج خیابان ، درختِ بید مجنونی سبز شده . موج باد ، می رقصاند بیدِ مجنون را می آید سمتِ ما ، می گردد دور تو و هوای تنت را بر می دارد می پیچد دور من ؛ از یقۀ روپوش سیاهم می گذرد می لغزد روی پوستم : و تو می لغزی روی تنم با نفس های بلندت با هوایت آغشته به عطر برگ های مجنون با تمام نورهای خورشید ، با تمام تنت در واقع . در غروبِ اردیبهشت ، در خیابان شهر ، شهری که می خواست ما را محکوم کند به جدایی از هم ...
Poème au hasard