Des milliards de lâches

J’ai peur des hachures de larmes sanglantes sur nos visages, partout sur la terre un coup plus amer que la griffe d’un chat sur une paupière endormie. J’ai peur du naufrage de la barque de l’amour sur toutes les mers un malheur plus amer que la perte de la plus belle perle un malheur plus amer que la perte de tous les trésors de l’histoire dans un marécage. J’ai peur d’être broyée, réduite en poussière, sous un toit effondré une catastrophe plus amère que l’explosion de toutes les fenêtres du monde plus amère que tous les cristaux du monde réduits en cendres dispersés dans le silence de l’air. Nous avons peur comme un poltron de naissance et je m’accroche à toi sur la place de tout mon cœur de tout mon corps plus près que des jumeaux siamois ; face aux vociférations immondes lancées vers notre planète vers nous de la gorge enragée du « yellowcake »...

Traduction automatique du persan

Texte original (persan)

میلیاردها نفر آدم ترسو

L’Année de l’iris

می ترسم از هاشور اشک های خونین بر صورت مان ، در همه جای زمین ضربه ای تلخ تر از چنگِ یک گربه روی پلکِ خواب . می ترسم از شکستُ زورق عشق در همۀ دریاها حادثه ای تلخ تر از گم شدن زیباترین مروارید حادثه ای تلخ تر از گم شدن همۀ گنج های تاریخ در یک مرداب . می ترسم از خرد شدن ، خاک شدن ، زیر سقف آوار فاجعه ای تلخ تر از انفجار همۀ پنجره های دنیا تلخ تر از خاکستر شدن همۀ ظرف های بلور دنیا پخش شده در سکوتِ هوا . می ترسیم مثل یک ترسوی مادرزاد و به تو می چسبم در میدان با تمام قلبم با تمام تنم نزدیک تر از دوقلوهای به هم چسبیده ؛ رو در روی عربده های چرکین که پرتاب شده سمتِ سیارۀ ما سمتِ ما از گلوی هار " کیکِ زرد " ...
Poème au hasard