Coucher de soleil

J’écarte le rideau : de ma petite fenêtre tes fenêtres apparaissent dans notre ruelle. Tes fenêtres flambent, débordent, des torches du couchant. Un pourpre impatient brille, rayonne de toutes tes fenêtres au ventre du couchant. — Le couchant n’est qu’un nom pour un instant. — Tes fenêtres sont des mers une mer rouge. Tous les rideaux d’aujourd’hui, les rideaux de chaque jour, sont invisibles au cœur de ta mer. Le temps, avec toutes ses secondes, était une tortue nouveau-née qui se débattait sans cesse parmi les cailloux et les sables secs, pour atteindre et rouler dans l’instant dans la mer rouge du couchant. — Le couchant n’est qu’un nom. Un nom n’est qu’une pierre un grand rocher peut-être tombé sur un immense trésor caché. — Tic-tac, le temps-tortue s’est efforcé sans relâche avec les mains et les pieds patients d’un nouveau-né parmi les cailloux et les sables secs. Les temps se sont toujours efforcés sans relâche. — La beauté de l’union de la vague avec l’être m’appelle. La beauté d’être, de flotter, dans le glissement des lèvres de la vague, sur mes bras nus la vague profonde m’appelle voix douce et familière. — Tes fenêtres sont devenues mer. La mer rouge m’appelle. Cornaline profonde. Mes yeux boivent mes yeux de tortue sont en train de boire. Grisée je contemple noyée dans la beauté et la vérité. La cascade de cornaline de la vérité rayonne au-dehors de toutes tes fenêtres. Elle rayonne se déverse dans ma chambre — jaillissement de lave, sans brûlure — elle rayonne, elle éclabousse mon tapis s’avance avec les caresses de son étreinte dansante et ondoyante le sol brun de mon couloir elle l’enveloppe. Ma maison s’est mise à flotter dans ta mer pourpre dans la mer créée, en vérité, par tes fenêtres au couchant de la ruelle…

Traduction automatique du persan

Texte original (persan)

غروب

Verdoyant

پرده را کنار می زنم : از پنجره ی کوچک من پنجره هایت پیدایند در کوچه ی ما . پنجره هایت شعله ورند ، لبریزند ، از مشعله های غروب . ارغوانی بیتاب ، می درخشد ، می تابد ازهمه ی پنجره هایت در بطن غروب . - غروب تنها نامی ست برای یک لحظه .- پنجره هایت دریایند دریای سرخ . ناپیدایند همه ی پرده های امروز ، پرده های هر روز ، در قلب دریایت . زمان، با همه ی ثانیه هایش ، لاک پشت نوزادی بود که تقلا می کرد مدام در میان سنگلاخ و شن های خشک ، تا رسیدن و فروغلتیدن در لحظه در دریای سرخ غروب . - غروب تنها نامی ست . نام تنها سنگی ست تخته سنگ بزرگی شاید افتاده روی گنج عظیم پنهانی .- تیک تیک ، زمان لاک پشت پیوسته کوشیده با دست ها و پاهای صبور نوزادی در میان سنگلاخ وشن های خشک . زمان ها همیشه پیوسته کوشیده اند . - زیبایی آمیزش موج با هستی مرا می خواند . زیبایی بودن ، شناور بودن ، در لغزش لب های موج ، روی بازو های عریانم موج عمیق مرا می خواند آوای لطیف آشنا .- پنجره هایت دریا شده اند . دریای سرخ مرا می خواند . عقیق عمیق . چشم هایم می نوشند چشم های لاک پشتم دارند می نوشند . سرخوش می نگرم غرق در زیبایی و حقیقت . آبشار عقیق حقیقت بیرون می تابد از همه ی پنجره هایت . می تابد دراتاقم می ریزد - فوران گدازه ، بی سوزش - می تابد ، می پاشد روی فرشم پیش می آید با نوازش های آغوشش رقص کنان و مواج کف پوش قهوه ای راهروم را دربر می گیرد . شناور شده است خانه ی من در دریای ارغوانی تو در دریای خلق شده ، به حقیقت ، با پنجره هایت در غروب کوچه ...
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