Souris

Il reconnut l’odeur enfonça les doigts dans la terre et creusa sans relâche la surface du sol. Il planta ses griffes dans la dépouille et tira le corps mort hors de la tombe lui jeta les bras autour du cou ses paupières avaient pourri ses orbites étaient pleines de terre il ne restait plus de peau sur les pommettes et les tissus tendres des lèvres, les souris les avaient mangés. Il le secoua avec force dans la coupe vide du crâne quelque chose remua – un cafard bondit du creux du palais – et vint un froissement il tendit l’oreille et saisit les versets chiffrés – sa compagne lui parlait. Le clair de lune sur les feuilles des acacias et les lierres de la place se répandait de l’herbe arrosée les jambes des couples devenaient humides et des mains cherchaient – dans le frisson froid de la nuit – la chaleur d’une autre main – silencieuses et avides. Dans un coin de la place un corps lourd, sec et froid se tortilla et le vent jeta l’odeur de chair pourrie jusqu’aux ruelles lointaines de la ville. Sur l’herbe désormais aucun pied ne glissait sous les yeux stupéfaits des gens derrière les vitres, dans un coin de la place le danseur aveugle dansait avec fougue avec sa morte, seul seul, tout seul...

Traduction automatique du persan

Texte original (persan)

موش

Soleil, lune

بو را شناخت انگشت ها را بُرد در خاک و پشت هم کند سطح زمین را . در لاشه چنگ انداخت و مرده را بیرون کشید از قبر در گردن او دست انداخت پوسیده بودش پلک پُر خاک بودش کاسه های چشم بر استخوان گونه ها باقی نبود پوست وان نسج های نرم لب را موش خورده بود . محکم تکانش داد در کاسه ی خالی سر جنبید چیزی -یک سوسک بیرون جست از حفره ی کام - و خش خشی آمد او گوش خواباند و آیه های رمز را دریافت - جفتش سخن می گفت با او . مهتاب بر برگ اقاقی ها و پیچک های میدان پخش می شد از سبزه های آب خورده ساق های جفت ها مرطوب می شد و دست ها می جست - در مور مور سردی شب - گرمای دست دیگری را - خاموش و مشتاق . در گوشه ی میدان یک هیکل سنگین و خشک و سرد لولید و باد بوی گوشت گندیده را تا کوچه های دور دست شهر افکند . بر سبزه ها دیگر پایی نمی لغزید در پیش چشم حیرت مردم از پشت شیشه ها ، در گوشه ی میدان رقاص نابینا پُرشور می رقصید بامرده اش تنها تنهای تنها ...
Poème au hasard