Respect des « convenances » de Norouz

Je ne t’invite pas à t’asseoir de l’autre côté de la table — et moi de ce côté-ci — dans un café. Car la longueur de la table est une distance bien trop grande pour nos mains. Cette distance est bien trop grande pour nos langues — vivantes dans la coquille close de nos lèvres — et pour un amour ; car l’amour est un désir enflammé dans un lit ; plus brûlant que le verre de thé qui sera pris à table, dans le respect des « convenances » établies, par un froid après-midi d’hiver, respectueusement, en se disant « vous », dans un café… Car l’amour est le désir brûlant de lèvres gelées sur un corps chaud sans intermédiaire nu, nu dans un lit ; et non quelque chose comme le sillon d’une blessure aux yeux de tous sur mon front et non quelque chose comme la trace de la griffe de la grande charrue dans l’espoir de la récolte à venir sur le corps de la terre — mon corps — car l’amour est un drapeau de jasmin blanc dans la main du vent nu, aux yeux de tous, sur le vaste lit de la terre ; et c’est un ruban votif déchiré en lambeaux — mon âme — qu’en pleurant je noue au tombeau sacré de ton corps avec ma main et avec mes lèvres au lit ; sans espérer rien en aucun avenir que le sentiment de l’union ; et ainsi, plus sainte que tout saint je t’appelle — dans le respect des « convenances » de l’amour — de derrière toutes les tables du monde de toutes les frontières vers mon lit vers mon cœur moi, de ce côté-ci de la terre à Norouz…

Traduction automatique du persan

Texte original (persan)

حفظ "شئونات" نوروزی

Clin d’œil

دعوت ات نمی کنم به نشستن در آن سوی میز - و من این سو – در یک کافه . زیرا طول میز فاصلۀ بسیار زیادی ست برای دست های ما . این فاصله بسیار زیاد است برای زبان های ما - زنده در صدف بستۀ لب هایمان – و برای یک عشق ؛ زیرا عشق خواهش شعله ور است در یک بستر ؛ داغ تر از لیوان چای که پشت میز ، با حفظ "شئوناتِ" مسلم ، صرف خواهد شد در یک عصر سرد زمستان ، محترمانه ، با ضمیر "شما" در یک کافه ... زیرا عشق خواهش داغ لب های یخ زده است روی تن گرم بی واسطه عریان ، عریان در یک بستر ؛ و نه چیزی همچون شیار یک زخم پیش چشم همه روی پیشانی من و نه چیزی همچون اثر چنگال خیش بزرگ به هوای کشتِ آینده روی جسم زمین - جسم من – زیرا عشق پرچم یاس سفید است در دست باد عریان ، پیش چشم همه ، روی تختِ وسیع زمین ؛ و دخیلی ست پاره پاره - روح من – که آن را گریه کنان به ضریح تن تو می بندم با دستم و با لب هایم در بستر ؛ به امیدِ هیچ در هیچ آینده جز حس پیوند ؛ و بدینسان مقدس تر از هر قدیسی تو را می خوانم - با حفظ "شئونات" عشق – از پشت تمام میز های دنیا از تمام مرزها به بستر خود به قلب ام من از این سوی زمین در نوروز ...
Poème au hasard