Somme toute
Elles ondoient
les feuilles innombrables
dans le vent
sur la colline :
parmi les grands arbres, serrés les uns contre les autres,
dans la forêt
la forêt que moi
depuis le cadre de ma fenêtre
je voyais immobile
et d’un bleu sombre.
Elles ondoient
près de moi
à présent
devant mes yeux
les feuilles épaisses
dansant à gauche et à droite
dans le rideau de la nuit
sous l’écorce des distances
dans les souffles de la nuit,
qui font tourner
tes souffles
sous ma chemise
sur mon corps :
la pulsation de la galaxie de l’étreinte
le monde dansant
et des milliers d’étoiles
brillantes et pures
dans la larme au bord de mes cils
larme de joie
après les distances.
Des centaines d’étoiles
rieuses
tournent
dans mes yeux
ces yeux que moi
jour et nuit
je voyais éteints et noirs
dans la prison du cadre.
À présent
devant mes yeux
la nuit
prépare
les grains de grenade sucrés
pour les poser
dans ma main vide ;
comme nos corps
qui préparent
nos baisers
pour les poser
sur les joues l’un de l’autre,
pour les poser
sur les bouches l’un de l’autre
entre nos lèvres ouvertes ;
avec de longs souffles spontanés
dans le lit du sommet
et la délivrance
dans la prairie de l’amour.
— un poulain joueur
dans la prairie verte
et sans frontière.
Ton fleuve caché
s’avance,
toutes mes digues
il les balaie,
avec toute sa mélodie
se déverse en moi.
La nuit
roule sur la forêt :
une brume pure et laiteuse
légère et douce
s’élève
enveloppe
les branches chargées ;
l’espace
ondoyant
dans les longs souffles de la forêt
et le temps
danse ;
dans les longs souffles de deux êtres nus
deux corps dévêtus
dans les bras l’un de l’autre
roulant
l’un sur l’autre
jusqu’au lit de feuilles ;
sous l’écorce des distances
hors du cadre
et proches
proches
ainsi…
Traduction automatique du persan
Texte original (persan)
روی هم رفته
Clin d’œil
موج می زنند
برگ های بسیار
در باد
روی تپه :
در میان درختان بلند ، نزدیک هم ،
در جنگل
جنگلی که من آن را
از قاب پنجره ام
ثابت
و کبود
می دیدم .
موّاج اند
نزدیک من
اکنون
پیش چشمانم
برگ های انبوه
رقصان به چپ و راست
در پرده شب
زیر پوسته فاصله ها
در نفس های شب ،
که نفس های تو را
می گرداند
زیر پیراهنم
روی تنم :
تپش کهکشان آمیزش
جهان رقصان
و هزاران ستاره
درخشان و پاک
در قطره اشک بر مژه ام
اشک شوق
بعد از فاصله ها .
صدها ستاره
خندان
می گردند
در چشمانم
چشم هایی که من
روز و شب
آنها را خاموش و سیاه
می دیدم
در حبس قاب .
اکنون
پیش چشمانم
شب
تدارک می بیند
دانه های انار شیرین را
تا نشاندن
در دست خالی من ؛
همچون تن های ما
که تدارک می بینند
بوسه های ما را
تا نشاندن
بر گونه هم ،
تا نشاندن
بر دهان های هم
از میان لبان باز هم ؛
با نفس های بلند خود جوش
در بستر اوج
و رهایی
در چمنزار عشق .
- توسن بازیگوش
در چمنزار سبز
و بی مرز .
رود پنهان تو
پیش می آید ،
همه سدهای مرا
می روبد ،
با همه آهنگش
در من می ریزد .
شب
می غلتد روی جنگل :
مِه پاک شیری
سبکبال و نرم
بر می خیزد
در بر می گیرد
شاخه های پُر را ؛
فضا
موج زنان
در نفس های بلند جنگل
و زمان
می رقصد ؛
در نفس های بلند دو عریان
دو برهنه
در آغوش هم
غلت زنان
روی هم
تا بستر برگ ؛
زیر پوسته فاصله ها
بیرون از قاب
و نزدیک
نزدیک
این طور ...