Occasion

Cinq pétales délicats ont poussé sur la tige de l’avant-bras, ta main. J’ai baisé ta main feuille après feuille ; et les pétales du bout de tes doigts ont glissé sur mes lèvres en signe de réception en signe de réponse. Réponse réponse de ton monde vivant chaud et ardent. Les voix de mille ruisseaux de diamant brillants et clairs du cœur de ta galaxie humaine ont coulé dans le cœur de mon soleil mort ; par les pores de la peau de mes lèvres… — vague dansante de lumière dans une obscurité — un lustre s’est allumé sur le palier de l’escalier humide, dans l’occasion volée — de nos mains — aux griffes du jour nuit et jour… Cette occasion ? Cette caresse ? Une passiflore — fleur rose coing et fraîche — au-dessus du haut mur au-dessus des vaines colonnes d’épines ; rit à pleine bouche dans ta main ainsi entre mes deux lèvres sa queue joue avec ma langue. — Joue ! Ce jeu est le plus beau jeu du monde. Joue avec mes lèvres avec ma bouche, et pose les lettres de tes caresses rieuses sur ma langue ; afin que lorsque la « parole » entrouvrira mes lèvres, mes mots ne jouent que la mélodie de ta tendresse rayonnante — rose coing et rieuse avec la passiflore au-dessus des vaines colonnes d’épines, joueur est le parfum de ta fleur vierge et calme dans mon souffle… En cet instant, prolongé dans hier et demain ; cet instant comme un filon de diamant parmi les laves refroidies sur le flanc lointain du volcan, et trouvé comme la pulsation d’une artère des passés perdus jusqu’à la brume de l’avenir… Cet instant : joyau de la mer de lumière tombé dans ma main, d’entre les laves de mes jours et de mes nuits. Où était cet instant ? Sinon en nous ? Sinon dans notre carte ? Quand nous roulions sous les pierres des pyramides quand nous brûlions dans le four crématoire quand nous tombions dans le feu des missiles non voulus et quand le volcan nous ayant fondus nous rejetait de sa gorge, et que le passage des nuits et des jours mornes faisait de nous de la pierre ; en tous ces instants il est resté dans notre sein et a pris forme : un filon de diamant, une artère du passé jusqu’au présent du présent vers l’avenir estompé. Une artère dans notre être : cette occasion ce point sur la ligne des lèvres ce baiser trait, point, trait, point… Sans être anéanti dans le terrible séisme de la séparation dans les séismes de l’éloignement. Nuits de solitude, de solitude, j’écoutais la voix de ton embryon dans mon être caché caché dans mon sein. Et je me disais — incrédule — ce n’est rien qu’un mirage. Je me disais cette mélodie cette mélodie limpide est l’écho d’un rêve enfoui dans un secret assoiffé. Moi, assoiffée. L’enfoui a fleuri ! Le mirage est devenu oasis ! Toutes les nuits de solitude, moi, le murmure de ton embryon qui remuait en moi, je l’écoutais. Et l’espace de ma coquille silencieuse s’emplissait des caresses de ta perle précieuse ; une voix au fond obscur de l’océan. Et sur la carte de cet océan, sur la carte de cette constellation et de cette lave, dans toute, toute l’existence étaient gravés les baisers du coquillage avec la mélodie de la réponse de la perle gravés avant nous mon baiser sur ta main et ta réponse par la pression du bout de tes doigts aimants sur la page de mes lèvres. Ce sont les chuchotements d’un jeu avec l’occasion volée — après hier, avant demain — sur le palier de l’escalier humide. Joue ! Joue ! avec ma bouche avec mes lèvres avec les pulsations de ton filon de diamant avec la profondeur de mon sein…

Traduction automatique du persan

Texte original (persan)

فرصت

Clin d’œil

پنج گلبرگ لطیف روییده بر ساقۀ ساعد ، پنجۀ تو . بوسیدم پنجه ات را برگ ، برگ ؛ و گلبرگِ سرانگشتانت لغزیدند روی لب های من به نشان دریافت به نشان پاسخ . پاسخ پاسخ از جهان زندۀ تو گرم و پُر شور . آوای هزاران جویبار الماس درخشان و صاف از قلبِ کهکشان انسانی تو جاری شدند در قلب خورشید مُردۀ من ؛ از روزنه های پوستِ لب هایم ... - موج رقصان نور در یک ظلمت – چلچراغی روشن شد در پاگرد پلکان نمور ، در فرصتِ دزدیده شده - با دست ما – از چنگِ روز شب و روز ... این فرصت ؟ این نوازش ؟ گل ساعت - گل بهی و شاداب – بر فراز دیوار بلند بر فراز ستون های بیهودۀ خار ؛ با تمام دهانش می خندد در دستِ تو این گونه در میان دو لبم دُمبرگش بازیگر با زبانم . - بازی کن ! این بازی ، زیباترین بازی دنیاست . بازی کن با لب هایم با دهانم ، و حروفِ نوازش های خندانت را بر زبانم بنشان ؛ تا آنگاه که " سُخن " لب های مرا می گشاید از هم ، واژه هایم فقط آهنگ مِهر درخشان تو را بنوازند – گل بهی و خندان با گل ساعت بر فراز ستون های بیهودۀ خار ، بازیگر عطر گل توست بِکر و آرام در مشام ام ... در این لحظه ، ممتد در دیروز و فردا ؛ این لحظه همچون رگۀ الماسی در میان گدازه های سرد شده در دامنۀ دوردستِ آتشفشان ، و یافت شده همچون تپش شاهرگی از گذشته های گمگشته تا مِه آینده ... این لحظه : گوهر دریای نور افتاده در دستِ من ، از میان گدازه های روزها و شب های من . کجا بود این لحظه ؟ جز در ما ؟ جز در نقشۀ ما ؟ آنگاه که زیر سنگ های اهرام می غلتیدیم آنگاه که در کورۀ آدم سوزی می سوختیم آنگاه که در آتش موشک های ناخواسته می افتادیم و زمانی که آتشفشان ذوب کرده ما را از حلقش بیرون می ریخت ، و گذار شب و روز افسرده سنگ از ما می ساخت ؛ در همۀ آن لحظات در بطن ما باقی ماند و شکل گرفت : رگه ای از الماس ، شریانی از گذشته تا اکنون از اکنون سمتِ آیندۀ محو . شریانی در هستی ما : این فرصت این نقطه روی خط لب ها این بوسه خط ، نقطه ، خط ، نقطه ... بی نابودی در زلزلۀ سهمگین جدایی در زلزله های دوری . شب های تنهایی ، تنهایی ، من به آوای جنین ات گوش می دادم در هستی پنهان خویش پنهان در بطن ام . و به خود می گفتم - ناباور – این سرابی بیش نیست . به خود می گفتم این آهنگ آهنگ زلال انعکاس رویای نهفته ست در نهان تشنه . من ، تشنه . نهفته ، شکفت ! سراب ، آبادی شد ! همۀ شب های تنهایی ، من به نجوای جنین ات که در من می جنبید گوش می دادم . و فضای صدف خاموش ام از نوازش های دُردانۀ تو پُر می شد ؛ آوایی در قعر تاریکِ اقیانوس . و در نقشۀ آن اقیانوس ، در نقشۀ این منظومه و گدازه ، در تمام تمام هستی حک می شد بوسه های صدف با آهنگِ پاسخ مروارید پیش از ما حک شده بود بوسۀ من بر پنجۀ تو و پاسخ تو با فشار سرانگشتان پُر مِهرت بر صفحۀ لب های من . این پچپچه های بازی ست با فرصتِ دزدیده شده - بعد از دیروز ، پیش از فردا – در پاگرد پلکان نمور . بازی کن ! بازی کن ! با دهانم با لب هایم با تپش های رگِ الماس ات با عمق بطن من ...
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