Occasion
Cinq pétales délicats
ont poussé
sur la tige de l’avant-bras,
ta main.
J’ai baisé
ta main
feuille après feuille ;
et les pétales du bout de tes doigts
ont glissé
sur mes lèvres
en signe de réception
en signe de réponse.
Réponse
réponse
de ton monde vivant
chaud et ardent.
Les voix de mille ruisseaux de diamant
brillants et clairs
du cœur de ta galaxie humaine
ont coulé
dans le cœur de mon soleil mort ;
par les pores de la peau de mes lèvres…
— vague dansante de lumière
dans une obscurité —
un lustre s’est allumé
sur le palier de l’escalier humide,
dans l’occasion volée
— de nos mains —
aux griffes du jour
nuit et jour…
Cette occasion ?
Cette caresse ?
Une passiflore
— fleur rose coing et fraîche —
au-dessus du haut mur
au-dessus des vaines colonnes d’épines ;
rit à pleine bouche
dans ta main
ainsi
entre mes deux lèvres
sa queue
joue
avec ma langue.
— Joue !
Ce jeu
est le plus beau
jeu du monde.
Joue avec mes lèvres
avec ma bouche,
et pose les lettres de tes caresses rieuses
sur ma langue ;
afin que lorsque
la « parole »
entrouvrira mes lèvres,
mes mots ne jouent
que la mélodie
de ta tendresse rayonnante —
rose coing
et rieuse
avec la passiflore
au-dessus des vaines colonnes d’épines,
joueur
est le parfum de ta fleur
vierge et calme
dans mon souffle…
En
cet
instant,
prolongé
dans hier
et
demain ;
cet instant
comme un filon de diamant
parmi les laves refroidies
sur le flanc lointain du volcan,
et trouvé
comme la pulsation d’une artère
des passés perdus
jusqu’à la brume de l’avenir…
Cet instant :
joyau de la mer de lumière
tombé
dans ma main,
d’entre les laves de mes jours et de mes nuits.
Où était
cet instant ?
Sinon
en nous ?
Sinon dans notre carte ?
Quand nous roulions sous les pierres des pyramides
quand nous brûlions dans le four crématoire
quand nous tombions dans le feu des missiles non voulus
et quand le volcan
nous ayant fondus
nous rejetait de sa gorge,
et que le passage des nuits et des jours mornes
faisait de nous
de la pierre ;
en tous ces instants
il est resté dans notre sein
et a pris forme :
un filon de diamant,
une artère
du passé jusqu’au présent
du présent vers l’avenir estompé.
Une artère dans notre être :
cette occasion
ce point sur la ligne des lèvres
ce baiser
trait, point, trait, point…
Sans être anéanti dans le terrible séisme de la séparation
dans les séismes de l’éloignement.
Nuits de solitude, de solitude,
j’écoutais la voix de ton embryon
dans mon être caché
caché
dans mon sein.
Et je me disais
— incrédule —
ce n’est rien qu’un mirage.
Je me disais
cette mélodie
cette mélodie limpide
est l’écho d’un rêve enfoui
dans un secret assoiffé.
Moi,
assoiffée.
L’enfoui a fleuri !
Le mirage est devenu oasis !
Toutes les nuits de solitude,
moi, le murmure de ton embryon
qui remuait en moi,
je l’écoutais.
Et l’espace de ma coquille silencieuse
s’emplissait des caresses
de ta perle précieuse ;
une voix au fond obscur de l’océan.
Et sur la carte de cet océan,
sur la carte de cette constellation
et de cette lave,
dans toute, toute l’existence
étaient gravés
les baisers du coquillage
avec la mélodie de la réponse de la perle
gravés avant nous
mon baiser sur ta main
et ta réponse
par la pression du bout de tes doigts aimants
sur la page de mes lèvres.
Ce sont les chuchotements d’un jeu
avec l’occasion volée
— après hier, avant demain —
sur le palier de l’escalier humide.
Joue ! Joue !
avec
ma bouche
avec mes lèvres
avec les pulsations de ton filon de diamant
avec la profondeur de mon sein…
Traduction automatique du persan
Texte original (persan)
فرصت
Clin d’œil
پنج گلبرگ لطیف
روییده
بر ساقۀ ساعد ،
پنجۀ تو .
بوسیدم
پنجه ات را
برگ ، برگ ؛
و گلبرگِ سرانگشتانت
لغزیدند
روی لب های من
به نشان دریافت
به نشان پاسخ .
پاسخ
پاسخ
از جهان زندۀ تو
گرم و پُر شور .
آوای هزاران جویبار الماس
درخشان و صاف
از قلبِ کهکشان انسانی تو
جاری شدند
در قلب خورشید مُردۀ من ؛
از روزنه های پوستِ لب هایم ...
- موج رقصان نور
در یک ظلمت –
چلچراغی روشن شد
در پاگرد پلکان نمور ،
در فرصتِ دزدیده شده
- با دست ما –
از چنگِ روز
شب و روز ...
این فرصت ؟
این نوازش ؟
گل ساعت
- گل بهی و شاداب –
بر فراز دیوار بلند
بر فراز ستون های بیهودۀ خار ؛
با تمام دهانش می خندد
در دستِ تو
این گونه
در میان دو لبم
دُمبرگش
بازیگر
با زبانم .
- بازی کن !
این بازی ،
زیباترین
بازی دنیاست .
بازی کن با لب هایم
با دهانم ،
و حروفِ نوازش های خندانت را
بر زبانم بنشان ؛
تا آنگاه
که " سُخن "
لب های مرا می گشاید از هم ،
واژه هایم فقط
آهنگ مِهر درخشان تو را
بنوازند –
گل بهی
و خندان
با گل ساعت
بر فراز ستون های بیهودۀ خار ،
بازیگر
عطر گل توست
بِکر و آرام
در مشام ام ...
در
این
لحظه ،
ممتد
در دیروز
و
فردا ؛
این لحظه
همچون رگۀ الماسی
در میان گدازه های سرد شده
در دامنۀ دوردستِ آتشفشان ،
و یافت شده
همچون تپش شاهرگی
از گذشته های گمگشته
تا مِه آینده ...
این لحظه :
گوهر دریای نور
افتاده
در دستِ من ،
از میان گدازه های روزها و شب های من .
کجا بود
این لحظه ؟
جز
در ما ؟
جز در نقشۀ ما ؟
آنگاه که زیر سنگ های اهرام می غلتیدیم
آنگاه که در کورۀ آدم سوزی می سوختیم
آنگاه که در آتش موشک های ناخواسته می افتادیم
و زمانی که آتشفشان
ذوب کرده ما را
از حلقش بیرون می ریخت ،
و گذار شب و روز افسرده
سنگ
از ما می ساخت ؛
در همۀ آن لحظات
در بطن ما باقی ماند
و شکل گرفت :
رگه ای از الماس ،
شریانی
از گذشته تا اکنون
از اکنون سمتِ آیندۀ محو .
شریانی در هستی ما :
این فرصت
این نقطه روی خط لب ها
این بوسه
خط ، نقطه ، خط ، نقطه ...
بی نابودی در زلزلۀ سهمگین جدایی
در زلزله های دوری .
شب های تنهایی ، تنهایی ،
من به آوای جنین ات گوش می دادم
در هستی پنهان خویش
پنهان
در بطن ام .
و به خود می گفتم
- ناباور –
این سرابی بیش نیست .
به خود می گفتم
این آهنگ
آهنگ زلال
انعکاس رویای نهفته ست
در نهان تشنه .
من ،
تشنه .
نهفته ، شکفت !
سراب ، آبادی شد !
همۀ شب های تنهایی ،
من به نجوای جنین ات
که در من می جنبید
گوش می دادم .
و فضای صدف خاموش ام
از نوازش های دُردانۀ تو
پُر می شد ؛
آوایی در قعر تاریکِ اقیانوس .
و در نقشۀ آن اقیانوس ،
در نقشۀ این منظومه
و گدازه ،
در تمام تمام هستی
حک می شد
بوسه های صدف
با آهنگِ پاسخ مروارید
پیش از ما حک شده بود
بوسۀ من بر پنجۀ تو
و پاسخ تو
با فشار سرانگشتان پُر مِهرت
بر صفحۀ لب های من .
این پچپچه های بازی ست
با فرصتِ دزدیده شده
- بعد از دیروز ، پیش از فردا –
در پاگرد پلکان نمور .
بازی کن ! بازی کن !
با
دهانم
با لب هایم
با تپش های رگِ الماس ات
با عمق بطن من ...