Tout le temps

Tant qu’il y a la gravitation nous sommes collés l’un à l’autre, marchant sur les frontières. Tant qu’il y a la gravitation nos particules impatientes réclament, de toutes leurs bouches avides, les eaux l’une de l’autre. Tant qu’il y a la gravitation les pommes tombent de la branche à nos pieds, les sources cachées jaillissent du rocher, les larmes limpides roulent sur nos joues, écrivent sur notre visage — sur la ligne propre — le nom l’un de l’autre. Dis aux lames : c’est dans l’embryon vierge de la gravitation que nous nous sommes trouvés et reconnus dans les yeux clairs l’un de l’autre, avec l’étonnement de l’amour. Dis aux lames de renoncer à leur vaine rotation. Tant qu’il y a la gravitation, et après elle, tant qu’il y a le souvenir de la gravitation, les fils de l’union entre toi et moi sans aucune rupture resteront en place. Nous nous sommes trouvés l’un l’autre dans l’embryon de l’être, collés l’un à l’autre, à jamais, marchant au-dessus des frontières du néant…

Traduction automatique du persan

Texte original (persan)

همه ی زمان

Champ de blé

تا جاذبه هست ما هستیم چسبیده به هم گام زنان روی مرزها . تا جاذبه هست می طلبند ذره های بی تابمان با سراسر دهان های مکنده آب های یک دیگر را . تا جاذبه هست سیب ها از شاخه می افتند پیش پای مان ، چشمه های نهفته ، از صخره بیرون می جوشند ، اشک های زلال بر گونه مان می غلتند می نویسند بر صورتما ن ـ روی سطر پاکیزه ـ نام های یک دیگر را . بگو به تیغ ها : در جنین بکر جاذبه بود که ما یک دگر را پیدا کردیم و به جا آوردیم یک دیگر را در چشمان روشن هم ، با حیرت عشق . بگو به تیغ ها : دست بردارند از چرخش بیهوده ی خود . تا جاذبه هست و پس از آن تا خاطره ی جاذبه هست ، رشته های پیوند در میان من و تو بی هیج گسست بر جا خواهد بود . ما یک دیگر را در جنین هستی پیدا کردیم ، چسبیده به هم ، تا ابد ، گام زنان بر فراز مرز های نیستی ...
Poème au hasard