La Robe que j’ai
Tu étais un cocon
caché
- invisible –
parmi les feuilles.
Tu t’es ouvert
tu t’es ouvert
tu t’es enroulé autour de l’aiguille du temps
jours et nuits
rang sur rang
chaud et doux, tu es devenu vêtement.
Mon vêtement !
Ah ! que j’ai chaud avec toi
au temps du froid
au temps de tous les froids.
Chaîne et trame tissées, à ma mesure,
une laine de soie
sans aucune couleur
invisible.
Doux et délicat
tu t’enroules autour de mon corps
tu glisses sur ma peau :
vague d’air d’une feuille, sur mon épaule
baiser d’un vaisseau de sève, sur mon nombril
tu es le bruit des mûres blanches, à mon oreille.
Mûres mûres qui une à une
vite
accourent
et tombent sur ma tête :
nue dans ton étreinte
sous l’arbre chargé de branches et de feuilles ...
Traduction automatique du persan
Texte original (persan)
پیراهنی که من دارم
Champ de blé
پیله بودی
پنهان
- نامرئی –
در میان برگ ها .
باز شدی
باز شدی
پیچیده شدی دور میل زمان
روزها و شب ها
رج روی رج
گرم و نرم ، تن پوش شدی .
تن پوش من !
آه ! چه گرمم با تو
در زمان سرما
در زمان همه ی سرماها .
تار و پودی بافته ، قالب من ،
پشمی از ابریشم
بی هیچ رنگ
نامرئی .
نرم و لطیف
به تنم می پیچی
می گردی روی پوستم :
موج هوای برگی ، بر دوشم
بوسه ی آوندی ، بر نافم
تو صدای توت های سفیدی ، در گوشم .
توت های رسیده که دانه دانه
تند
دوان می آیند
می ریزند بر سر من :
عریان در آغوش تو
زیر درخت پر شاخ و برگ ...