Paradis sans exil

Ténèbres ! Ténèbres ! Peut-être n’était-ce pas, mais je voyais qu’il faisait sombre je voyais que j’étais seule je me tenais devant une porte de chêne que je n’avais jamais vue mais je savais qu’elle m’était familière. La porte s’ouvrit c’était toi debout sur le seuil tes yeux riaient ta voix limpide : viens ! tu as dit, tu es parti, moi derrière toi envoûtée, je me suis mise en route. Il n’y avait pas de chaîne à mon pied il n’y avait pas de chaîne à ton pied tu marchais sans que tes genoux tremblent sans crainte des sinistres événements cachés. Le bassin de ta cour, en forme de lotus bleu, était plein : de la clarté brillante de l’eau le clair de lune brillait sur toute chose toute la cour était d’argent le murmure joyeux du jet d’eau se mêlait à la voix des grillons invisibles la lumière de la lune s’enroulait dans les ondes du bassin la vague et le clair de lune de la nuit roulaient ensemble en couple dans le bleu le bleu profond. La tige de la tubéreuse glissait sur la haie basse de la cour, au pied du figuier. Tu as monté quelques marches le plafond de la maison était de bois les murs, les fenêtres, tout était de bois tu es entré dans ma chambre – inconnue – oui, inconnue ! mais c’était notre chambre. Les fenêtres sans rideaux étaient ouvertes au parfum de la nuit comme toujours, semblait-il. Je n’avais jamais vu ce lieu mais je savais que j’y avais toujours été. J’ai crié : la maison ! la maison ! c’est ici notre maison ce n’est pas une prison. Ce n’est plus une prison. Tu t’es arrêté, tu t’es retourné, tu as fixé mon visage en pleurs. Tes yeux brillaient, ils riaient d’une joie pure. Mes larmes en averse lavaient mon visage sombre je riais de joie de joie pure. La lumière de la lune l’air de la forêt le parfum de la tubéreuse le murmure joyeux de l’eau l’odeur des feuilles de figuier. Comme la vague avec le clair de lune, au cœur du bleu profond je me suis noyée avec toi, je resterai noyée à jamais, dans notre maison cachée avec une joie pure sans prison...

Traduction automatique du persan

Texte original (persan)

بهشت بی تبعید

Maani

تاریکی ! تاریکی ! شاید نبود اما من می دیدم تاریک است می دیدم تنها هستم ایستاده بودم روبه روی در چوبی بلوطی که هرگز ندیده بودم اما می دانستم که آشناست . در باز شد تو بودی ایستاده در درگاه چشم هایت خندان بودند صدایت شفاف: بیا ! گفتی رفتی من دنبالت مسخ شده راه افتادم . زنجیر نبود به پایم زنجیر نبود به پایت بی لرزش زانوهایت گام برمی داشتی بی واهمه از حادثه های شوم پنهانی . حوض حیاط ات شکل نیلوفر آبی پر بود: از زلالی درخشان آب مهتاب بر همه چیز می تابید نقره ای بود تمام حیاط زمزمه ی شاد فواره ی آب با صدای جیرجیرک های ناپیدا می آمیخت نور مهتاب در موج حوض می پیچید موج و مهتاب شب جفت با هم می غلتیدند در آبی آبی ژرف . ساقه ی مجبوبه ی شب می لغزید روی پرچین کوتاه حیاط، پای درخت انجیر . چند پله بالا رفتی سقف خانه چوبی بود دیوارها پنجره ها همه چوبی بودند به اتاقم رفتی – نا آشنا - آری ، نا آشنا ! اما اتاق ما بود . پنجره ها بی پرده باز بودند به روی عطر شب مثل همیشه انگار . آن جا را هر گز ندیده بودم امامی دانستم که همیشه آن جا بودم . فریاد زدم: خانه ! خانه ! این جا خانه ی ماست زندان نیست .دیگر زندان نیست . ایستادی چرخ زدی خیره شدی به صورت گریان من. چشمهایت درخشان بودند می خندیدند با شادی محض . اشک هایم رگبار می شستند صورت تاریکم را می خندیدم با شادی شادی محض . نور ماه هوای جنگل عطر محبوبه ی شب زمزمه ی شاد آب بوی برگ انجیر . مثل موج با مهتاب ، در قلب آبی ژرف من با تو غرق شدم ، غرق باقی خواهم ماند تا ابد ، در خانه ی پنهانمان با شادی محض بی زندان ...
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