Coquillages migrants
Quand les lèvres sont closes, les pas migrants se mettent à parler.
De l’appel silencieux jusqu’au rivage des vagues migrantes, viens !
Les grains de sable sont venus avec nous
à petits pas
tout petits, tout petits.
Le temps a-t-il ouvert les lèvres pour parler ?
Le temps a-t-il jailli des profondeurs obscures de l’océan ?
En tous les temps je suis venue en silence à ta recherche
ma blessure a fait un cal. Je n’ai plus mal. Je viens
je suis nombreuse ! Les nombreux ! Avec tous les petits pas.
Je n’ai plus mal !
Je viens.
Avec toi.
À tes côtés je viens.
Avec le désir brûlant de mes yeux de te contempler
avec le sanglot de mon cœur d’être dans ton cœur
jusqu’à une grotte dans le blizzard
jusqu’à un toit dans la tempête
jusqu’à dormir sans terreur dans tes bras
sur une terre qui n’est qu’une terre, sans bombardement.
Jusqu’à être
avant de mourir.
Quand les lèvres sont closes
mes larmes se mettent à parler
mes pas se mettent à parler
nos frontières de paille tombent à terre
sur la terre humaine...
Traduction automatique du persan
Texte original (persan)
صدف های مهاجر
Maani
آن گاه که لب ها بسته اند ، گام های مهاجر به سخن می آیند .
از ندای خاموش تا ساحل امواج مهاجر ، بیا !
دانه های ماسه با ما آمده اند
با قدم های ریز
ریز ریز .
آیا زمان ، لب گشوده به سخن ؟
آیا زمان ، بیرون زده از اعماق تاریک اقیانوس ؟
درتمام زمان ها خاموش آمده ام دنبالت
پینه بسته زخم ام . درد ندارم دیگر.می آیم
بسیارم ! بسیاران ! با تمام قدم های ریز .
درد ندارم دیگر !
می آیم .
با تو .
همراه تو می آیم .
با خواهش سوزان نگاهم برای تماشای تو
با هق هق قلبم برای بودن در قلب تو
تا یک غار در بوران
تا یک سقف در طوفان
تا خوابیدن بی وحشت در آغوش تو
بر زمینی که فقط : یک زمین است ، بی بمباران .
تا بودن
پیش از مردن .
آن گاه که لب ها بسته اند
اشک هایم به سخن می آیند
گام هایم به سخن می آیند
مرزهای پوشالی ما ، به زمین می ریزند
به زمین انسانی ...