Après l’hiver
Les herbes sauvages
d’un assaut sans pareil
ont jailli
des sillons de la terre fendue.
Çà et là
dans les nids-de-poule de la rue
l’eau de pluie restée de la nuit
a formé des flaques peu profondes et tremblantes ;
de petits bassins qui généreusement
ont accueilli le nuage blanc et le ciel bleu.
On entend le bruit d’un ballon en caoutchouc
joueur
d’un pied à l’autre
dans le tumulte des rires du jeu.
On entend le bruit d’une main
qui a froissé les nouvelles noires sur papier grossier
et essuie la poussière livide des fenêtres de l’année
avec des boules de papier « journal »
sur les fenêtres.
Et l’on entend le souffle de l’air de Farvardin
ou toutes les rumeurs des voix du printemps
passent sur le châle noir de ma tête
glissent sur mon cou
s’accrochent à ma poitrine avec des milliers de baisers.
Sous le châle noir, noir, noir
avec le soleil de Norouz
comme si tes lèvres, mon amour,
après l’hiver froid…
Traduction automatique du persan
Texte original (persan)
بعد از زمستان
Lucarne
سبزه های خودرو
با هجوم بی مانند
از شیار ترک زمین
بیرون زده اند .
جا به جا
در گودی چال خیابان
آب باران شب مانده
آبگیر کم عمق لرزانی ساخته اند ؛
حوضچه های کوچک که سخاوتمندانه
ابر سفید و آسمان آبی را در خود جا داده اند .
صدای توپ لاستیکی می آید
بازی گوش
از این پا به آن پا
در غلغله ی خنده های بازی .
صدای دستی می آید
که مچاله کرده خبر های سیاه کاهی را
وغبار کبود پنجره های سال را
با مچاله های کاغذ های "روزنامه "
از پنجره ها می گیرد .
و صدای نفس های هوای فروردین می آید
یا همه ی همهمه های صدا های بهار
از شال سیاه روی سرم می گذرد
بر گردن من می لغزد
با هزاران بوسه بر سینه ی من می آویزد .
زیر شال سیاه سیاه سیاه
با خورشید نوروزی
انگار لب های تو عشق من ،
بعد از زمستان سرد ...