Le poème enterré vivant

L’ombre tremblante du fossoyeur et de sa pelle s’éloignera. S’éloignera le bruit des babouches traînées avec nonchalance sur la terre. Tu bondis hors de mon cœur tes mains – comme les racines du cotonnier – tu les tends vers mes ténèbres tu ôtes mon tchador tu retires de mes jambes mes bas épais mes gants et mon voile et mon manteau loin de mon corps, tu les jettes au loin et le voile de mes larmes figées d’un baiser, tu l’ôtes de mon visage. Les feuilles d’œillet, près de nous rient sous cape, et tes battements sur mon corps recouvrent mon corps de tous les pétales d’œillet ; au-dessus de la pelle ensanglantée près des babouches, sur la vieille photo...

Traduction automatique du persan

Texte original (persan)

شعر زنده بگور

L’Année de l’iris

سایۀ لرزان گورکن و بیلش دور خواهد شو . دور خواهد شد صدای نعلینی که کشیده می شد با بی قیدی روی خاک . تو از قلبِ من می پری بیرون دست هایت را – مثل ریشه های گیاه پنبه – می کشانی به سمتِ تاریکی من چادرم را بر می داری جورابِ ضخیمم را می کنی از پاهایم دستکش ها ومقنعه و روپوشم را دور از تن من ، دور می اندازی و حجابِ ماسیدۀ اشکِ مرا با بوسه ، از صورتِ من بر می داری . برگ های میخک ، نزدیکِ ما نخودی می خندند ، و تپش های تو روی تن من بدنم را می پوشاند با همۀ گلبرگ میخک ها ؛ بر فراز بیل خون آلود کنار نعلین ، در عکس کهنه ...
Poème au hasard