Plus de séparation

Le vent prend ton air de ton corps, l’emporte, tourne autour de la terre, le déverse sur moi. Il déverse sur moi la cascade d’un autre air. La cascade d’un autre air traverse le voile de mon châle, le voile de mon manteau noir. Sans bruit elle passe, caresse mon corps nu, ma peau prisonnière. Tout entière bouche, par tous les pores de ma peau — à l’aube du matin de ma ville — je bois ton air. Ton air, qui passe les frontières, à travers les barbelés. Qui passe toutes les distances, tous les rites. — sans l’odeur écœurante du soufre et du sang, sans l’odeur noire de la corde rêche du gibet — Je te bois à grandes respirations. À grandes respirations je fais descendre ton air vierge jusqu’au fond du fond de mes poumons contractés. Tu circules dans ma veine rouge. Tu trouves ton chemin jusqu’au profond de mes os. Et tu fleuris, tu fleuris : — ô air nouveau — à chaque instant plus brûlant, plus vermillon, dans chacune de mes cellules…

Traduction automatique du persan

Texte original (persan)

دیگر جدایی نیست

Champ de blé

باد هوای تو را از تن تو بر می گیرد ، می چرخد دور زمین بر من می ریزد . بر من می ریزد آبشار هوای دیگر را . آبشار هوای دیگر ، می گذرد از حجاب شالم از حجاب روپوش سیاهم . بی صدا می گذرد می نوازد تن عریانم را پوست محبوسم را . یکسر دهان با همه ی روزنه های پوستم ـ در طلوع صبح گاه شهرم ـ هوای تورا می نوشم . هوای تو را ، گذران از مرز ها از میان سیم های خاردار . گذران از همه ی فاصله ها ، آیین ها . ـ بی بوی دل آشوب گوگرد و خون . بی بوی سیاه طناب زبر دار ـ تو را می نوشم با نفس های عمیق . با نفس های عمیق می نشانم هوای بکرت را تا اعماق اعماق ریه های منقبض ام . می گردی در سرخ رگم . راه می یابی تا ژرفای استخوانم . و می شکفی می شکفی : ـ ای هوای تازه ـ هر لحظه داغ تر شنگرف تر در هر سلولم ...
Poème au hasard