La Clé

Hors de nous c’était la nuit avec une fenêtre close dont les gonds avaient rouillé. Hors de nous se dressait le mur de plâtre avec les lignes nettes de ses fissures sur la poitrine comme la trace du chagrin d’un fleuve ancien et profond qui jadis, il y a longtemps, coulait rapide et grondant. Hors de nous sur la table il y avait une chemise dont les feuilles avaient été jointes par la pression d’une agrafe ; et il y avait le bruit de pas d’une horloge qui tournait sur elle-même à son rythme constant et immuable. Hors du sein d’agate où la fontaine de lumière a fait couler tout son être en lui dans un vestibule ... Vraiment, vraiment dans les ténèbres jaillit une source limpide d’eau de vie qui a traversé voile après voile et des espaces froids et vides sans rester suspendue dans le vide des couleurs froides et errantes ... Des lumières vermillon sortent des pores de la peau des carreaux selon la logique invisible et continue du lierre vert rampant qui a toujours poussé. Des lumières vermillon rayonnent par les ouvertures du vestibule et recouvrent les plateaux des tables usées et les fissures du plâtre et les chiffres des étiquettes des marchandises rangées dans les boutiques. Au pied du jeune noisetier jaillissent des vagues nouvelles des vagues dont les pas aux ailes légères endorment le son lassant de l’horloge ... Sur le sol dur et inégal nous avons roulé dans les bras l’un de l’autre selon la logique d’une feuille verte qui lit les lois des agrafeuses comme un livre absurde et vide ... Dans l’espace où nos souffles se mêlent nous nous appelons d’une autre voix d’une voix plus douce d’une voix plus claire que le bruit d’une goutte de rosée qui tombe sur l’aile transparente d’une libellule. Dans l’espace où nos souffles là se mêlent, toutes choses se mettent à se parler en murmurant - chants d’oiseaux invisibles à l’ombre de la dentelle verte du pin à midi par un jour d’automne - La chemise embrasse son bouton silencieux. La porte appelle dans ses bras le gond solitaire. Le couvre-lit couvre de longues caresses le matelas nu et transi. La barrette prend les cheveux défaits dans le cercle de ses bras. Dans notre étreinte le brou vert de la noix cédant ses couleurs cachées les offre au fil sans couleur et morne ... . Dans l’espace où nos souffles se mêlent une goutte d’eau de diamant glisse par le pas foiré d’une vis de métal se jette amoureusement dans le bol de laiton avec un long soupir dont l’écho emplira les distances vides ; selon la logique verte du lierre le lierre vert rampant qui a toujours poussé : le long des colonnes auxquelles jadis des cordes étaient suspendues ; d’entre les cendres du palais incendié ; de l’intérieur des bols d’argile enfouis au fond de la terre d’entre les traces du sanglier sauvage qui s’est rué sur les rizières, le lierre qui a toujours poussé avec le souffle de toutes les fleurs ; il a poussé et il a greffé le corps fluet des tiges au bout des doigts tendres des fleurs de jasmin il a greffé mes mains au bout de tes doigts tendres ... Sous cette main les cordes tendues - sur l’instrument - ont une autre vibration et au-dedans de nous tout déborde de l’écho d’une mélodie dont la mesure la chute des poutres de fer sur le sol de la ruelle ne troublera pas ... Dehors dehors hors de la cage des agrafeuses une fontaine de lumière verse tout son être dans le sein d’une agate rouge elle se verse avec la clé de cette mélodie ... 27/6/1381

Traduction automatique du persan

Texte original (persan)

کلید

La Clé

بیرون از ما شب بود با پنجرهء بسته ای که لولاهایش زنگ زده بودند. بیرون از ما دیوار گچی ایستاده بود با خطوطِ آشکار تَرَک هایش برسینه همچون اثر اندوهِ یک رودِ عمیق باستانی که زمانی دور تند و خروشان جاری بود. بیرون از ما روی میز پوشه ای بود که اوراقش را با فشار سوزن یک منگنه با هم جفت کرده بودند؛ و صدای پای یک ساعت بود که دور خودش می چرخید با آهنگِ بی تغییردایمی اش. بیرون از بطن عقیقی که فوارهء نور همهء خود را در او جاری کرد در یک دهلیز ... راستی، راستی در ظلمت چشمهء شفافِ آبِ حیاتی می جوشد که پرده های پی در پی و فضاهای سردِ خالی را طی کرده است بی معلق ماندن در خلا رَنگ ای سردِ سرگردان ... نورهای شنگرفی از روزنه های پوستِ کاشی ها بیرون می آیند با منطق نامرئی و پیوستهء پیچک های سبز روَنده که همواره روییده ند. نورهای شنگرفی از روزنه های دهلیز بیرون می تابند و سطوح میزهای فرسوده و تَرَک های گچی و رقم های برچسبِ اجناس چیده شده در مغازه ها را می پوشانند. در پای نهال فندق موج های تازه می جوشند موج هایی که صدای قدم های سبک بال شان صوتِ ملال آور ساعت را می خواباند ... روی زمین سختِ ناهموار ما غلتیدیم در آغوش هم با منطق برگِ سبزی که قوانین منگنه ها را کتابِ مهمل پوچی می خوانَد ... در فضایی که نَفَس های ما با هم می آمیزد ما یکدیگر را با صدای دیگر می خوانیم با صدایی نرم تر با صدایی روشن تر از صدای قطرهء شبنم که می افتد روی بال شفافِ سنجاقک. در فضایی که نفس های ما آن جا در هم می آمیزند، همه چیز نجواکنان با یکدیگر به سخن می آیند - نغمه های پرنده های ناپیدا در سایهء توری هی سبز کاج در ساعتِ ظهر یک روز پاییزی – پیراهن دکمهء ساکتِ خود را می بوسد. در لولای تنها را به آغوش خود می خوانَد. روتختی تشکِ سرمازدهء عریان را با نوازش های طولانی می پوشانَد. گل سر موهای پریشان را در حلقهء بازوهایش می گیرد. در همآغوشی ما پوستِ سبز گردو رنگ های پنهان اش را تفویض کنان به نخ بی رنگِ افسرده می بخشد ... . در فضایی که نفس های ما می آمیزند قطرهء الماس آب از درز پیچ هرز فازی بیرون می لغزد عاشقانه خود را می اندازد در کاسهء روهی با آهِ بلندی که طنین اش فاصله های خالی را پُر خواهد کرد؛ با منطق سبز پیچک پیچکِ سبز روَنده که همیشه روییده: از کنار ستون هایی که یک زمان ریسمان هایی از آن ها آویزان بود؛ از میان خاکستر قصر سوخته؛ از درون کاسه های سفالی که در قعر خاک دفن شدند از میان جای پای گراز وحشی که به شالی ها تاخته است، پیچکی که همیشه روییده با نفس های تمام گل ها؛ روییده و تن ترکه ای ساقه ها را به سرانگشتان نرم گل های یاس پیوند زده پیوند زده دست هایم را به سرانگشتان نرم تو ... زیر این پنجه سیم های کشیده - روی ساز- ارتعاش دیگری دارند و درون ما از طنین آهنگی لبریز است که میزان اش را افتادن تیرآهن ها بر زمین کوچه مخدوش نخواهد کرد ... بیرون بیرون بیرون از قفس منگنه ها فوارهء نوری همهء خود را در بطن عقیق سرخی می ریزد با کلیدِ این آهنگ ... 27/6/1381
Poème au hasard