Ta source

J’ai erré sur une terre qui errait avec moi et n’avait pas peur de l’ordre d’arrêt émis, d’instant en instant, du fond de la tombe. J’ai erré, j’ai tourné, siècle après siècle, et je suis arrivée à ta source : un jaillissement généreux loin de la nature du compte-gouttes qui, à vides intervalles, laissait tomber une goutte sur ma langue sèche souillée de peur. J’ai erré sur une terre qui errait avec moi et je suis arrivée à toi : — coulant sur mon visage, les baisers limpides de tes vagues. — Qui cherche trouve ! Je prends ta vague dans le creux de ma main. Je bois, je la verse sur mon visage poussiéreux. Ils dansent sur mon cou les fils limpides de ton diamant ; limpides et libres libres libres comme l’air de l’aube libres des liens des ténèbres embrassant la gorge de l’oiseau sans peur... Qui cherche trouve ! Ta source chante à mon oreille avec le murmure de l’eau pure. Je roule — maintenant et toujours — nue assoiffée dans tes bras...

Traduction automatique du persan

Texte original (persan)

چشمه ی تو

L’Année de l’iris

گشتم بر زمینی که با من می گشت و نمی ترسید از حکم توقف که صادر می شد ، دم به دم از قعر گور . گشتم ، گردیدم ، قرن به قرن ، و رسیدم به چشمه ی تو : فوران سخاوت مندانه دور از خاصیت قطره چکانی که با فاصله های خالی قطره ای می انداخت بر زبان خشکم آلوده به ترس . گشتم بر زمینی که با من می گشت و رسیدم به تو : - جاری بر صورت من بوسه های زلال امواجت . - جوینده ، یابنده ست ! موجت را برمی دارم با کاسه ی دستم . می نوشم ، می ریزم بر صورت گرد آلودم . می رقصند بر گردن من رشته های زلال الماست ؛ زلال و آزاد آزاد آزاد همچون هوای صبحدم آزاد از بندهای تاریکی بوسه زنان بر گلوی پرنده بی ترس ... جوینده ، یابنده ست ! چشمه ات می خواند در گوشم با زمزمه ی آبی پاک . می غلتم - اکنون و همیشه - برهنه تشنه در آغوش تو ...
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